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Peer Gynt

Peer Gynt, articolo di "Fabrizio Migliorati" su Persinsala Teatro
©Sandra Pocceschi & Giacomo Strada

Peer Gynt
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Pour deux soirs seulement, l’Auditorium de Lyon a présenté le chef-d’œuvre de Edvard Grieg dans la remarquable mise en scène de Sandra Pocceschi et de Giacomo Strada. Peer Gynt est ainsi devenu un conte au langage universel d’une beauté saisissante Sublime. C’est avec ce mot que l’on pourrait décrire la représentation du Peer Gynt à …

L’épopée vitale et inéluctable de Peer Gynt

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Pour deux soirs seulement, l’Auditorium de Lyon a présenté le chef-d’œuvre de Edvard Grieg dans la remarquable mise en scène de Sandra Pocceschi et de Giacomo Strada. Peer Gynt est ainsi devenu un conte au langage universel d’une beauté saisissante

Abstract: Italiano
Sandra Pocceschi e Giacomo Strada hanno concepito uno straordinario Peer Gynt all’Auditorium di Lione. Figura dell’antieroe divenuto simbolo di colui che si illude di essere se stesso. Il vagabondaggio tra le nevi della Norvegia e la sabbia del Sahara alla ricerca della propria identità e della rivalsa (ma, forse, solamente della propria solitudine), assume forme assolutamente convincenti e poetiche grazie ad un minuzioso e poetico lavoro tra i creatori e i tecnici delle luci e del video. Ed ecco che questo luogo lionese consacrato alla musica sinfonica diviene spazio scenico dove l’attore Lucas Bléger si carica sulle spalle l’arduo compito di impersonare il periplo fisico e morale del nordico Gynt, mentre il direttore Leonard Slatkin dirige perfettamente l’Orchestre National de Lyon ed il coro Spirito

Sublime. C’est avec ce mot que l’on pourrait décrire la représentation du Peer Gynt à l’Auditorium de Lyon du 17 mars dernier. De la mise en scène à l’interprétation des solistes et du comédien, de la prestation des musiciens et des choristes à la direction de Leonard Slatkin, l’ensemble était sublime et le public des grandes occasions lui a justement rendu hommage. La création du Peer Gynt est apparue parfaite dans toutes ses parties et nous devons saluer le remarquable travail de Sandra Pocceschi et de Giacomo Strada, metteurs en scène capables de concevoir un spectacle possédant la force du langage universel, dans un esprit de légèreté purement calvinien.

Si la solitude du personnage est exacerbée, comme l’indiquent Strada et Pocceschi dans la note d’intention, cette solitude représente la force dramatique de la pièce, la « chose » irréductible qui provoque le drame et le périple de Peer. Et cette force nécessite une matière adaptée pour se représenter. Et de fait, où la solitude pourrait mieux s’exprimer que dans les rêves ? C’est donc dans un lieu indéfini et irréductiblement onirique que la parabole de cette créature prend forme entre le grand Nord et les trolls, le Maroc et l’Orient, d’innombrables créatures, des amours, des souvenirs et un sentiment de revanche existentielle. Le neige se transforme en sable grâce au remarquable travail sur les lumières de Giacomo Gorini, tandis que la coopération avec les confrères à la vidéo Caterina Viganò, Simone Rovellini et Karol Sudolski donne lieu à des sculptures visuelles tridimensionnelles ou à une skiagraphia poétique.

Entre hallucination et voyance, ce conte picaresque touche l’inframince qui s’interpose entre les deux, (non-)point commun entre humain et divin, réalité et rêve. Lucas Bléger, donnant son corps à l’anti-héros d’Ibsen, présente une interprétation convaincante et profondément incarnée, qui nous rend ce personnage aux mille personnalités attendrissant et mémorable dans sa fragilité. Errant dans un monde enneigé d’abord, pour ensuite arpenter les immensités désertiques du Sahara, Bléger est profondément émouvant et ses gestes spolient la moralité fondamentale de la pièce pour exhiber un corps purement dramatique. L’épopée de Gynt devient une recherche qui vise à une revanche universelle mais qui se dissout dans un anecdotique infime. Pourtant dans ce monde injuste, une lueur ne cesse de briller. Agneta Eichenholz a été une « bellissime » Solveig : profonde, sensible, lumière pure de l’amour qui chante sa fidélité et dont les bras accueillent le trépas de son Peer.

Leonard Slatkin nous a encore une fois ébloui avec sa touche sublime qui a fait paraitre le minutieux travail d’harmonisation globale comme naturel et consubstantiel à la pièce. Fondamental, ensuite, l’apport des chœurs de Spirito, tour à tour habiles dans l’accompagnement des solistes et dantesques dans la condamnation du pauvre Peer.

Le spectacle a eu lieu :
Auditorium – Orchestre National de Lyon
149 Rue Garibaldi – Lyon
vendredi 16 mars à 20h et samedi 17 mars 2018 à 18h

L’Auditorium-Orchestre National de Lyon a présenté :
Peer Gynt
d’Edvard Grieg
musique de scène pour la pièce d’Ibsen
composition 1874-1875, création Christiania Theatre d’Oslo le 24 février 1876
direction Leonard Slatkin
Orchestre national de Lyon
Spirito
jeune chœur symphonique (préparation : Laetitia Toulouse)
conception et réalisation Sandra Pocceschi et Giacomo Strada
lumières Giacomo Gorini
vidéo Caterina Viganò, Simone Rovellini et Karol Sudolski
adaptation de la pièce d’Ibsen Sabryna Pierre
sculptures de scène et mécanismes Giovanna Amoroso et Istvan Zimmermann – Plastikart
assistant décors Riccardo Canali

Lauren Fagan   Anitra
Agneta Eichenholz   Solveig
Dietrich Henschel   Peer Gynt
Lucas Bléger   récitant

durée 1h40 sans entracte

www.auditorium-lyon.com


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