Désillusion d’une soirée estivale

Arthur H arrive à Lyon accompagné par l’Orchestre d’Harmonie de Bordeaux mais la soirée qui s’annonçait « onirique » se révèle finalement plate et ennuyante, renfermée dans un cercle d’autosatisfaction qui est loin d’atteindre l’ « union insolente et délicieuse » annoncée

Spoiler

L’incontro tra Arthur H, senza dubbio uno tra i migliori talenti della musica francese degli ultimi decenni, e l’Orchestre d’Harmonie de Bordeaux sul palco delle Nuits de Fourvière di Lione era annunciato come «un’unione insolente e deliziosa celebrante una libertà ritrovata». Una presentazione indubbiamente troppo pomposa che aveva fatto sperare in una magnifica serata, purtroppo puntualmente delusa da un matrimonio che, forse, non s’aveva da fare. Il musicista parigino, con all’attivo 10 album studio e collaborazioni eccellenti (e tra i progetti futuri siamo curiosi di scoprire Mort prématurée d’un chanteur populaire dans la force de l’âge, scritto insieme al geniale Wajdi Mouawad e programmato per fine marzo al TNP di Villeurbanne) è divenuto oramai un riferimento per i rapporti tra musica, teatro e letteratura. La sua scrittura, raffinata e profonda, è l’erede della grande tradizione musicale francese e ogni sua pubblicazione rappresenta un evento che necessita di un tempo per la comprensione e per la rielaborazione prima di poter proferire un giudizio.

Quello che però ci ha deluso in questa calda serata di luglio, è il tentativo mal riuscito di un’unione impossibile, dove due mondi molto lontani hanno cercato di comunicare senza poter pervenire a quella scintilla che avrebbe potuto scatenare l’amore.

L’apertura della serata è stata molto delicata, forse troppo, con una Brigade légère quasi impercettibile, per poi lasciare spazio a La Ballade des clandestins, dove un’evocazione di Paolo Conte si dissolve in un universo circense e magico che ricorda molto da vicino l’estetica felliniana, evocata, in maniera particolare, dall’elegantissimo xilofono.

Ne Le sculpteur aveugle l’orchestra tenta di dare un tono cinematografico a una poesia rauca e difficoltosa. Con Adieu tristesse abbiamo una definizione precisa dell’universo di Arthur H: una poetica della fragilità che, pur resistendo alle sirene sistemiche, si lascia cullare dalla propria immagine rassicurante. La voce naviga con difficoltà all’interno dell’universo lirico e sentimentale dell’artista, installando questa problematicità dell’avanzamento come modus operandi. L’apporto dell’orchestra (diretta con grande maestria dal direttore Pascal Lacombe) si scontra con quest’estetica, facendosi portatrice di una solidità difficilmente metabolizzabile.

Jeune sauvage, attraversando suoni medievali, africani e d’altri luoghi lontani, si lancia alla ricerca di un sentimento che possa lasciare una qualsivoglia traccia. Ma il progetto si arena. Con La chanson de Satie, pezzo raramente suonato in pubblico, assistiamo ad un duetto assai debole e che lascia perplessi (e che sarà ripreso negli encore) mentre la successiva La boxeuse amoureuse, certamente non tra le sue migliori creazioni, riesce nell’obiettivo di affascinare grazie ad un’interpretazione convincente. Ne La beauté de l’amour l’orchestra, nel tentativo di elevare il gradiente patetico del pezzo, dissolve la voce di Arthur H. Quest’ultima ritornerà, roca e sognante come sempre, nella successiva Avanti !, guidando il pubblico in una gioiosa e innocua rivolta soddisfacente il bisogno di follia del fine settimana di un pubblico provato dalla settimana lavorativa.

Gli ultimi pezzi non aggiungono nulla alla serata, se non qualche improvvisazione, qualche scambio leggero con il pubblico e un ritorno (che Arthur H sente come «pulsione vitale») su tre pezzi già interpretati durante la breve serata.

[riduci]

La rencontre entre Arthur H, sans doute l’un des meilleurs talents de la musique française de ces dernières décennies, et l’Orchestre d’Harmonie de Bordeaux sur la scène des Nuits de Fourvière à Lyon avait été annoncée comme « une union insolente et délicieuse célébrant la liberté retrouvée ». Une présentation sans doute trop pompeuse qui avait fait imaginer une magnifique soirée, mais les attentes ont été malheureusement déçues ponctuellement par un mariage qui n’aurait peut-être pas dû se faire. Le musicien parisien, avec 10 albums studio et d’innombrable excellentes collaborations (et parmi les projets futurs, nous sommes curieux de découvrir la pièce Mort prématurée d’un chanteur populaire dans la force de l’âge, écrite avec le brillant Wajdi Mouawad et prévue pour la fin mars au TNP de Villeurbanne) est devenue une référence pour les relations entre musique, théâtre et littérature. Son écriture raffinée et profonde est l’héritière de la grande tradition musicale française et chacune de ses publications représente un événement qui nécessite un temps de compréhension avant de pouvoir porter un jugement.

Mais ce qui nous a déçu en cette chaude soirée de juillet, c’est la tentative infructueuse d’une union impossible, où deux mondes très lointains ont essayé de communiquer sans pouvoir atteindre l’étincelle qui aurait pu déclencher l’amour. L’ouverture de la soirée a été très délicate, peut-être trop, avec une Brigade légère presque imperceptible, pour laisser ensuite la place à La Ballade des clandestins, où une évocation de Paolo Conté se dissout dans un univers circassien et de magie approchant l’esthétique de Fellini, évoquée notamment par le très élégant xylophone.

Dans Le sculpteur aveugle, l’orchestre tente de donner un ton cinématographique à un poème enroué. Avec Adieu tristesse, nous avons une définition précise de l’univers d’Arthur H: une poétique de la fragilité qui, tout en résistant aux sirènes systémiques, est bercée par son image rassurante. La voix navigue difficilement dans l’univers lyrique et sentimental de l’artiste, installant ce progrès problématique comme un modus operandi. L’apport de l’orchestre (dirigé avec une grande maîtrise par le chef Pascal Lacombe) se heurte à cette esthétique et devient porteur d’une solidité difficile à métaboliser.

Jeune sauvage, traversant des régions médiévales, africaines et autres, se met en quête d’un sentiment qui puisse laisser une trace. Mais le projet se révèle plutôt faible. Avec La chanson de Satie, morceau rarement joué en public, nous voyons un duo éphémère et déroutant (et qui sera renouvelé dans les rappels) tandis que la suivante La boxeuse amoureuse, qui ne figure certainement pas parmi ses meilleures créations, réussit dans le défi de fasciner grâce à une interprétation convaincante. Dans La beauté de l’amour, l’orchestre tente d’accroître le degré pathétique de la chanson mais il dissout la voix d’Arthur H. Cette dernière reviendra, enrouée et rêveuse comme toujours, dans Avanti !, guidant le public dans une atmosphère joyeuse et dans une révolte inoffensive satisfaisant le besoin de folie du week-end d’un public éprouvé par la dure semaine de travail.

Les derniers morceaux n’apportent rien à la soirée, à part une improvisation, un léger échange avec le public et un retour (ce qu’Arthur H considère comme une « pulsion vitale ») sur trois pièces déjà interprétées au cours de la courte soirée.

Le concert a eu lieu :
Grand Théâtre – Parc Archéologique de Fourvière
6 rue de l’Antiquaille – Lyon
vendredi 19 juillet 2019 à 21h30

Le festival Les Nuits de Fourvière a présenté
Arthur H et l’Orchestre d’Harmonie de Bordeaux

Setlist
Brigade légère
La Ballade des clandestins
Le sculpteur aveugle
Adieu tristesse
Est-ce que tu aimes ?
Assassine de la nuit
Jeune sauvage
La chanson de Satie
La boxeuse amoureuse
La beauté de l’amour
Avanti !

Encore I
Ma dernière nuit à New-York City
Si tu savais Nancy
La chanson de Satie

Encore II
La boxeuse amoureuse
Avanti !

www.nuitsdefourviere.com

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