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Concerto n°5 /« König Stephan » / 9e Symphonie – Ludwig van Beethoven

Concerto n°5 /« König Stephan » / 9e Symphonie – Ludwig van Beethoven, articolo di "Fabrizio Migliorati" su Persinsala Teatro
mercoledì , 20 giugno 2018
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01. Jean Philippe Dubor Les Siecles Romantiques ® Blaise Adilon
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Concerto n°5 /« König Stephan » / 9e Symphonie – Ludwig van Beethoven
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Un programme délicieusement beethovenien conçu par Jean-Philippe Dubor a su clôturer avec passion et grandeur la très belle saison musicale de la chapelle de la Trinité. En premier partie, le Concerto n.5 a été magnifié par l’élégance du pianiste François Dumont et après la pause, les voix du chœur et des solistes ont donné chair …

Beethoven retentissant

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Un programme délicieusement beethovenien conçu par Jean-Philippe Dubor a su clôturer avec passion et grandeur la très belle saison musicale de la chapelle de la Trinité. En premier partie, le Concerto n.5 a été magnifié par l’élégance du pianiste François Dumont et après la pause, les voix du chœur et des solistes ont donné chair aux partitions vocales du génie allemand.

La splendeur du Concerto n°5 dit « L’Empereur » de Beethoven résonne grandiosement dans la nef de la chapelle de la Trinité de Lyon ce soir du 24 avril. L’attaque de l’ensemble de l’orchestre est si puissante qu’elle subjugue instantanément l’auditoire. Le piano, confié ce soir aux mains précieuses de François Dumont, émerge de la rechute de l’explosion initiale : l’insertion magistrale du pianiste français sait exalter l’orchestration beethovenienne grâce à un traitement émotionnel et élégant. Le premier mouvement, l’Allegro est une composition mouvementée et extrêmement riche, aux variations sensibles et puissantes. Imprégné de sentiment, le concerto vibre d’accents militaires sans pourtant prendre une forme véritablement martiale, jouant magistralement sur la subtile ligne qui les sépare. Puis la douceur semble se déposer sur cette soirée : Dumont caresse son piano et le très romantique Adagio accueille des notes délicatement sombres. Spécialiste de Chopin, le pianiste français insuffle une inspiration nocturne à son interprétation.

Caché à la vue, protégé d’une part par le piano et de l’autre par ses grands interprètes, Jean-Philippe Dubor est pourtant loin de s’effacer. Au milieu de son cercle musical, le chef d’orchestre devient véritable force magmatique, procédant d’une stratégie morphologique de l’organisation des musiciens, plus organique que cérébrale. Le chef Dubor se montre, une fois de plus, loin de tout personnalisme et de toute revendication identitaire, dévoué au service de la musique. Le Rondo, dernier mouvement du concerto, anime la composition et la stretta finale, aussi brève soit-elle, permet une incisive clôture du piano et de l’orchestre. François Dumont offre, en guise de congé du public lyonnais, deux morceaux des Suites Anglaises de Bach. Ce choix en apparence surprenant se révèle parfaitement en accord avec l’esprit de la soirée.

La seconde partie s’ouvre avec sept extraits du König Stephan (Le Roi Etienne). Si nous restons dans la régalité, nous changeons radicalement d’univers musical. Les chœurs d’hommes et de femmes esquissent un monde féerique et joyeux aux accents souvent fermes. L’œuvre de Beethoven touche ici un sommet de légèreté. L’explosion du chœur mixte Heil unserm Konige ! annonce puissamment un incroyable final du Heil! Heil unserm Enkeln ! très mouvementé dans cette ponctuelle poursuite entre les voix féminines et masculines.

Le chœur confirme brillamment son niveau d’excellence dans le Finale de la Neuvième Symphonie. Regards rivés aux gestes du chef d’orchestre, nous plongeons dans cet autre chef-d’œuvre beethovenien, exaltant et universel. La belle prestation du baryton Pierre-Yves Pruvot, subjuguant et convaincant, est suivie par celle de notre cher Karl Laquit, fidèle au rendez-vous et à la qualité de son art. Les interventions des solistes féminines, Vanessa Bonazzi et Elena Sommer, malgré leur emploi assez limité dans ce mouvement, ont défini avec perfection la trame vocale de la symphonie.

La saison des Grands Concerts se clôt sur un concert magistral des Siècles Romantiques, reflet de l’excellence lyonnaise servie par Jean-Philippe Dubor. Nous suivrons avec attention le devenir d’un parcours qui a permis de ré-axer l’attention sur les musiques romantiques, portées avec brio par ce grand chef d’orchestre de la passion, infusée dans chaque geste et choix.

A très bientôt Monsieur Dubor !

Le concert a eu lieu :
Chapelle de la Trinité
29-31 rue de la Bourse – Lyon
mardi 24 avril 2018 à 20h

Les Grands Concerts ont présenté :
Beethoven : Concerto n°5 dit « L’Empereur », Extraits du « König Stephan », Finale de la 9e Symphonie

Les Siècles Romantiques
direction Jean-Philippe Dubor

François Dumont piano
Vanessa Bonazzi soprano
Elena Sommer mezzo-soprano
Karl Laquit ténor
Pierre-Yves Pruvot baryton

Programme complet
Concerto n°5 en mi bémol majeur, dit « L’Empereur », op.73 de Ludwig van Beethoven: Allegro, Adagio un poco mosso, Rondo (Allegro ma non troppo)
Suites Anglaises : Sarabande et Courante de Johann Sebastian Bach
Extraits du «König Stephan», op.117
de Ludwig van Beethoven : n°1 Ouverture, n°2 Chœur d’hommes : Ruhend von seinen Thaten, n°3 Chœur d’hommes : Auf dunkelm in finstern Hainen Wandelten, n°5 Chœur de femmes : Wo die Unschuld Blumen streute, n°7 Chœur : Eine neue strahlende Sonne, n°9 Marche et mélodrame avec chœur : Heil unserm Konige !, n°10 Chœur final : Heil! Heil unserm Enkeln !
9e Symphonie, op.125 de Ludwig van Beethoven : Finale

www.lesgrandsconcerts.com

5,00

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