« Nous n’avons pas perdu l’espoir de croire dans un monde meilleur »

LogoTraditionnel rendez-vous final, nous avons été conviés à la conférence de presse de clôture de la 71e édition du Festival d’Avignon. Une occasion pour faire le point sur l’état de l’art avec le directeur Olivier Py

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Tradizionale appuntamento di fine festival, la conferenza stampa di chiusura è stata l’occasione, per il direttore Olivier Py, di riflettere sullo stato dell’arte attuale, sulle specificità del Festival d’Avignon e sulla direzione da seguire per il prossimo mandato quadriennale. Disponibile e cordiale, Olivier Py ha parlato di cifre e del numero di entrate, in linea con quelle dell’anno appena passato, della volontà di tornare ad “occupare”, per il periodo del festival, due luoghi straordinari come il Parc des expositions e la Carrière Boulbon, già utilizzati negli anni passati e che mancavano all’appello in quest’edizione, ma, soprattutto, il direttore si è soffermato sulla volontà politica del festival, luogo dove è possibile democratizzare la cultura, ampliarla ad un numero sempre maggiore di persone. Una volontà chiara che Olivier Py ha voluto racchiudere in un’espressione semplice ed efficace : “noi non abbiamo perso la fiducia in un mondo migliora”. Se quest’anno « il femminile ha vinto sul maschile », la prossima edizione, sulla quale il direttore artistico si è mostrato assai abbottonato, vedrà la questione del genere al centro della manifestazione. “Un’edizione che non piacerà a tutti”, come egli stesso ha dichiarato, ma che noi attendiamo con grande entusiasmo

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Un bilan très positif pour cette quatrième édition sous la direction d’Olivier Py. 59 spectacles, 300 représentations dans 39 lieux, avec le nombre d’entrées à deux jours de la fin du festival qui touchait les 152.000 unités, dont 123.500 billets payants. La 71e édition du Festival d’Avignon démontre le grand intérêt que le public, français et étranger, réserve à cette grande manifestation de théâtre. Un festival ouvert et en évolution continue dont le plus grand succès est le public : c’est pour cela que Olivier Py reprend justement l’expression de Jean Vilar qui affirmait que « Ce que nous avons réussi à Avignon, c’est le public ». Oui, le Festival d’Avignon est un lieu de démocratisation de l’art et de la culture, et cela est confirmé par l’affluence considérable du public sur chaque représentation (avec un taux de fréquentation de 91%), mais aussi par des rendez-vous comme les Ateliers de la Pensée ou les Rencontres Pro, moments d’interactivité et de mise en œuvre des dynamiques de réflexion commune. Des choix politiques qui se positionnent « contre les ennemis du théâtre publique ».

Cette édition s’est chargée d’un rôle d’une profonde révolution culturelle qui a atteint aussi la grammaire du langage : ici, à Avignon, « le féminin l’emporte sur le masculin » esquissant des « lignes pour un nouveau féminisme ».  Et pour cela, il fallait un paradigme tragique et révolutionnaire : c’est ainsi que la figure d’Antigone a survolé tout le festival.

Le directeur a voulu aussi parler de son projet pour son mandat des quatre prochaines années : une démocratisation de la culture qui passe par une vigilance extrême sur le monde contemporain, par une insistance sur la jeunesse et par la création d’un « e-festival », lieu fort, puissant qui reste ouvert 24/24. Un projet important et ambitieux de politique culturelle nécessaire pour notre contemporanéité, parce que « faire de la politique n’est pas réservé aux politiciens » mais aussi aux artistes. Et c’est dans perspective qu’Olivier Py a annoncé, comme sa profonde conviction, que « nous n’avons pas perdu l’espoir de croire dans un monde meilleur ». Une résistance à la corruption systémique du monde, à la violence des asphyxiantes structures réactionnaires.

Et pour 2018 ? Olivier Py n’a pas été très généreux en détails, mais tout ce que l’on sait sur la prochaine édition, c’est que la question du genre, de la transidentité et de la transexualité seront au cœur du festival. « Un choix qui ne plaira pas à tout le monde » mais qui, justement,  montrera encore une fois l’importance et la lucidité d’un des moments de réflexion artistique les plus intéressants d’Europe.

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