Una risata, per concludere

Clôturer la saison avec humour et un peu de légèreté. Voici que le pari du directeur Serge Dorny de proposer Viva la mamma ! (Le Convenienze ed inconvenienze teatrali) se démontre particulièrement réussi. Un Donizetti très rossinien pour une petite farce sur le monde de l’opéra vu de l’intérieur

Spoiler

Ultimo capitolo della grande stagione operistica dell’Opéra di Lione, Viva la mamma! (Le Convenienze ed inconvenienze teatrali) di Donizetti è una riflessione giocosa sul teatro e sui meccanismi celati al suo interno. Partendo da questo matieriale, Laurent Pelly imprime una regia visionaria che è un questionamento politico sullo stato dell’arte e sul valore di questa nella nostra società. Ed è proprio attraverso un’opera leggera che la pregnanza degli interrogativi più inquietanti assume un valore ancora più importante

[riduci]

Les rideaux se lèvent et nous nous retrouvons plongés dans un décor très contemporain et assez distant du monde de Donizetti. Un garage, très probablement italien (les voitures garées nous le suggèrent), édifié à l’intérieur d’un ancien théâtre. C’est le destin de ces lieux de culture ? Laurent Pelly et Chantal Thomas posent justement la question laissant ouvert l’espace de la réponse. Une fois récupérées ses courses, la fille quitte les lieux et le garage devient l’espace d’où les fantômes du passé retrouvent leur chance et le droit de sortir pour agir. Et voici que ce garage retrouve son ancienne fonction ! Libérés de nos contemporains, les personnages de Donizetti reconquièrent leur statut de vies littéraires et musicales et, avec ceci, leur quotidienneté théâtrale.

Il est temps de répéter une scène du Romolo ed Ersilia de Josef Mysliveček et Biscoma, compositeur et chef d’orchestre, Cesare, le librettiste et l’Impresario pensent déjà au succès de l’œuvre. Bien que l’opéra ne sera présentée à la Scala, mais dans le bien plus modeste théâtre de Lodi, chacun possède des grandes attentes et des grands espoirs. Daria, la prima donna (Patrizia Ciofi) un peu capricieuse, est la pointe d’orgue de cette compagnie et son épreuve est une démonstration du bel canto, bien que poussé à l’extrême, là où la virtuosité assume une couleur légèrement inquiétante. Mais l’irruption de la volcanique mamma Agata (Laurent Naouri) représente le début de la fin. Si d’un côté elle veut faire en sorte que sa fille Luigia (Clara Meloni) assume de plus en plus d’importance dans la pièce, de l’autre elle veut s’imposer elle-même comme chanteuse. Cette double volonté attentera les fondements de la structure théâtrale à tel point que tant la représentation de l’opera seria, tant la structure du théâtre elle-même s’effondrent de la façon la plus catastrophique possible. Mais avant d’assister à la chute de ces deux structures, nous assistons à tous les débats possibles sur les convenances théâtrales, dans un lieu qui, à partir de la Scène IX a retrouvé la splendeur ancienne : l’occupation physique des fantômes, bien que désastreuse, est révolutionnaire et anti-contemporaine, libératoire et imprégnée d’espoir. Voici l’interrogation profonde qui s’installe à l’intérieur d’une farce apparemment légère.

A souligner l’extraordinaire performance de Laurent Naouri dans le rôle de la mamma Agata, personnage à la croisée entre le cabaret et l’opéra, là où Rossini rencontre une modernité de petites salles de spectacle pour un résultat burlesque et enivrant, et la direction de Lorenzo Viotti, ponctuelle et passionnante, en contact direct avec l’action.

Le spectacle a eu lieu :
Opéra de Lyon
1 Place de la Comédie – Lyon
jeudi 22, samedi 24, lundi 26, mercredi 28, vendredi 30 juin, mardi 4, jeudi 6 et samedi 8 juillet 2017 à 20h00, dimanche 2 juillet 2017 à 16h00

L’Opéra de Lyon
, en coproduction avec le Grand Théâtre de Genève et le Liceu de Barcelone, a présenté :
Viva la mamma !
Le Convenienze ed inconvenienze teatrali
Dramma giocoso en deux actes, 1831
livret de Domenico Gilardoni
musique Gaetano Donizetti
en italien
nouvelle production
durée 2h15

direction musicale Lorenzo Viotti
mise en scène et costumes Laurent Pelly
décors Chantal Thomas
lumières Joël Adam
chef des chœurs Pierre Bleuse
collaboration à la mise en scène Christian Räth
collaboration aux costumes Jean-Jacques Delmotte

avec
Laurent Naouri Mamma Agata
Patrizia Ciofi Daria, prima donna
Charles Rice Procolo, son mari
Clara Meloni Luigia, seconda donna
Enea Scala Guglielmo, primo tenore
Pietro di Bianco Biscroma Strappaviscere, chef d’orchestre
Enric Martínez-Castignani Cesare Salsapariglia, poète
Katherine Aitken Pippetto
Piotr Micinski L’Impresario
Dominique Beneforti Le Directeur du théâtre
orchestre et chœurs de l’Opéra de Lyon

www.opera-lyon.com

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